
Salut les papas (et futures stars du berceau !),
Si vous lisez cet article, c’est que vous connaissez probablement cette situation : vous voilà à 3h du matin, les cheveux en bataille, un regard de zombie, avec votre petit bout qui ne semble pas avoir reçu le mémo sur le fait que la nuit, on dort. Si je vous dis que j’ai été là, avec mes trois petits monstres, c’est un euphémisme ! Alors aujourd’hui, je partage mes trucs et astuces -testés et approuvés par votre serviteur Antoine de HappyPapa.org- pour survivre à ces fameuses nuits blanches.
Table des matières
1. Accepter la situation
La première étape pour gérer la privation de sommeil est d’accepter qu’elle fait partie intégrante de la parentalité. Je me rappelle la première fois que mon aîné, Lucas, m’a tenu éveillé toute une nuit. J’étais frustré, irrité, et je me demandais si tous ces moments où on me disait : « Profite, ça passe vite », n’étaient pas une vaste blague. Mais en réalité, ce sont ces moments de pur épuisement qui m’ont appris l’une des leçons les plus précieuses de la parentalité : l’impermanence. Ces nuits sans fin ? Elles finissent par passer. Le jour se lève toujours, quoi qu’il arrive.
Astuce : Lorsque vous vous sentez particulièrement à bout, prenez quelques secondes pour respirer profondément. Cela permet de se recentrer et d’apporter un peu de sérénité à une situation chaotique.
2. Organisez des quarts
Avec ma femme, nous avons mis en place un système de quarts, un peu comme à la marine. Pendant que l’un de nous restait avec le bébé, l’autre pouvait se reposer, même si c’était pour une courte période. Ne sous-estimez jamais le pouvoir revigorant d’une sieste de 20 minutes ! Bien sûr, ce n’était pas toujours possible, notamment quand mademoiselle Léa a décidé qu’elle voulait absolument les deux parents à ses côtés. Mais cela nous a donné un semblant de routine dans ce tourbillon de nuits écourtées.
Astuce : Si votre conjoint(e) est également épuisé(e), essayez de vous synchroniser pour dormir en même temps que le bébé pendant la journée. Ce n’est peut-être pas la nuit complète espérée, mais c’est toujours ça de pris !
3. Trouvez des activités zen pour les nuits éveillées
Il y a eu des nuits où, même avec toute la volonté du monde, le sommeil était un doux rêve inaccessible. Plutôt que de passer mon temps à compter les moutons, j’ai commencé à chercher des activités qui m’aideraient à rester calme et centré. Méditation, écoute de podcasts, lecture douce… J’ai même eu ma période origami (n’en parlons pas à ma femme, elle rit encore de mon canard boiteux !). L’idée est de trouver quelque chose qui vous détende, tout en vous maintenant éveillé pour répondre aux besoins de bébé.
Astuce : Avez-vous essayé les applications de méditation? Certaines offrent des séances courtes, spécifiquement pour les moments de stress. Elles sont parfaites pour se détendre pendant ces nuits d’insomnie.

4. La lumière : votre pire ennemie et meilleure alliée
C’est un fait peu connu, mais qui a totalement changé la donne pour moi. La lumière bleue (celle émise par nos chers smartphones et autres écrans) peut en réalité perturber notre cycle de sommeil. Donc, aussi tentant que cela puisse être de vérifier les réseaux sociaux pendant que bébé prend son biberon à 4h du mat’, c’est une mauvaise idée. Par contre, pendant la journée, assurez-vous de vous exposer à suffisamment de lumière naturelle. Cela aide à réguler l’horloge interne de votre corps et, par conséquent, améliore la qualité du sommeil quand celui-ci se présente enfin.
Astuce : Si vous avez besoin de lumière la nuit, optez pour une lumière douce et tamisée. Il existe des veilleuses spéciales qui n’émettent pas de lumière bleue, c’est un investissement que vous ne regretterez pas !
5. L’alimentation : ne la négligez pas
Lorsqu’on est fatigué, on a tendance à se tourner vers des aliments réconfortants, souvent riches en sucres et en graisses. Si ces grignotines offrent un boost d’énergie instantané, elles vous laisseront rapidement sur le carreau. J’ai fait cette erreur pendant les premières semaines après la naissance d’Emma, mon cadet. Résultat ? Encore plus de fatigue et une humeur massacrante (désolé, chérie).
Astuce : Gardez toujours à portée de main des en-cas sains comme des fruits, des noix ou des yaourts. Et n’oubliez pas de boire beaucoup d’eau ! L’hydratation est cruciale pour le fonctionnement optimal de notre corps, surtout quand il est en mode survie.
6. Activez le mode « pause »
Entre les biberons, les changes, les pleurs et vos propres besoins, il est facile d’oublier de prendre un moment pour soi. Et pourtant, s’accorder quelques minutes de détente peut faire des merveilles. Je me souviens d’une nuit particulièrement agitée avec Léa, où j’ai simplement décidé de sortir sur le balcon, de respirer profondément et d’observer le ciel étoilé pendant quelques minutes. C’était une pause nécessaire, un moment de recul qui m’a permis de me recentrer.
Astuce : Quand vous sentez que ça déborde, mettez tout en pause pendant 5 à 10 minutes. Un peu d’air frais, une tasse de tisane ou juste quelques étirements peuvent vous donner le second souffle dont vous avez besoin.
7. Parlez-en
Garder ses sentiments et ses frustrations pour soi est le meilleur moyen de craquer. Lors de ces longues nuits, ma femme et moi avions instauré un rituel : le débriefing du matin. Chaque jour, nous partagions nos ressentis, nos moments difficiles, mais aussi nos petites victoires. Cela nous a permis de nous soutenir mutuellement et de ne pas nous sentir seuls dans cette aventure.
Astuce : Si vous n’avez pas de partenaire avec qui partager, n’hésitez pas à rejoindre des groupes de soutien pour parents ou à en parler à des amis. Vous seriez surpris de voir combien d’autres sont dans le même bateau !
8. Adaptez vos attentes
Avec trois enfants, j’ai vite appris que chaque nuit est différente. Tandis que certaines peuvent être étonnamment paisibles, d’autres vous donneront l’impression d’avoir couru un marathon. L’astuce est de prendre chaque nuit comme elle vient, sans trop d’attentes. Et souvenez-vous, chaque phase est temporaire. Les nuits blanches ne durent pas éternellement (même si ça y ressemble parfois).
Astuce : Pour garder le moral, pensez à noter les progrès et les bons moments. Cela pourra vous servir les soirs difficiles pour vous rappeler que, oui, il y a de la lumière au bout du tunnel.
Pour conclure, je dirais que la parentalité est un voyage parsemé de défis, mais aussi de moments inoubliables. Ces nuits sans sommeil sont dures, je ne vais pas le nier. Mais en s’armant de patience, d’amour, et en se souvenant de prendre soin de soi, on peut surmonter ces épreuves et même en tirer des leçons précieuses.
N’oubliez pas, chers papas (et mamans !), que chaque jour est une nouvelle aventure, et que vous n’êtes pas seuls.
Dormez bien (ou du moins, essayez !),
Prenez soin de vous et de vos petits bouts,
Antoine de HappyPapa.org.